La faillite d’un club de football professionnel engage des enjeux qui dépassent le périmètre financier : emplois, identité territoriale, équilibres institutionnels. Le FC Girondins de Bordeaux et sa société mère, face à un passif de plus de 150 millions d’euros, devaient restructurer leur dette tout en préservant leur viabilité.
Nous avons piloté l’intégralité du processus judiciaire et réglementaire : élaboration des plans de continuation, négociation avec les créanciers, application du mécanisme de classes de parties affectées, première utilisation de ce dispositif dans le football professionnel français. Chaque volet a mobilisé une approche pluridisciplinaire : restructuration financière, droit social pour la préservation des emplois, financement pour garantir la continuité, immobilier pour consolider les actifs, IP/IT pour protéger les droits, et droit public pour orchestrer les échanges avec la DNCG. Les plans ont été homologués par le tribunal de commerce de Bordeaux le 24 juin 2025, à la veille de l’audition budgétaire décisive.
Cette synchronisation a permis au club d’obtenir un avis favorable de la DNCG et de valider son budget pour la saison 2025-2026. L’intervention a reposé sur une coordination rigoureuse entre juridictions, autorités sportives et parties prenantes économiques.
Le club dispose désormais d’un cadre financier assaini et d’une trajectoire de redressement viable. L’ensemble des emplois a été maintenu, les actifs préservés, et la pérennité sportive garantie pour les prochaines saisons.
Au-delà du cas d’espèce, cette opération illustre la capacité du droit des entreprises en difficulté à répondre aux spécificités du secteur sportif professionnel. L’application du mécanisme de classes dans ce contexte ouvre une voie nouvelle pour d’autres clubs confrontés à des situations comparables.
Conseil du Football Club des Girondins de Bordeaux dans le cadre de sa restructuration
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